Château Romanin

On quitte la nationale, on s’enfonce à flanc de montagne, les habitations disparaissent du paysage, les terrains environnants se strient de champs de vignes, la raison nous conseille de faire demi-tour, les panonceaux suggèrent le contraire, le bitume s’efface et le ruban de terre battue s’achève en ultime virgule*…on est arrivé.
On pousse la porte à deux battants insérée dans le rocher calcaire des Alpilles et on demeure subjugué.


*Cliquez sur le globe terrestre puis sur satellite

L'Oratoire du chemin des Goudes

Point d’exclamation barrant l’horizon, élevé au bord de la route, face à la mer, le bipède qui déambule s’interroge sur sa présence.
Sur ce sol quasiment inexistant, le lieu de culte ne recueille plus que les dévotions silencieuses des plantes méditerranéennes, le vert tendre de l’astragale de Marseille et les jolies fleurs jaunes de l’astérolide maritime, occupent chichement ce terrain à rides…

La calanque de Figuerolles

Le décor est paradisiaque, au pied du rocher du capucin, cette petite crique de galet accueille les amateurs éclairés qui conservent jalousement secret ce lieu miraculeux. On l'atteint en dévalant les 87 marches d'une périlleuse descente. site classé depuis février 1944, ses fonds sous marins sont aussi magnifiquement torturés que les falaises de poudingues qui les surplombent attirant de nombreux amateurs. Sa magie inspira jadis Georges Braque*. 
 *Cliquez sur la loupe en pied de falaise.

Le Corbusier

Village vertical conçu après guerre par l'architecte Le Corbusier, fourmillant d'innovation cette cité radieuse fut aussitôt affublée de l'appellation peu flatteuse de Maison du Fada de la part d'autochtones dubitatifs. L'immeuble expérimental fut classé en 1995 et ce passage de monument hystérique en monument historique le consacra définitivement. Son toit terrasse, libre d'accès, offre aux promeneurs à l'âme de vigie une incomparable évasion...

La calanque de Niolon

C'est le Printemps, les bourgeons éclatent au soleil et les premières feuilles d'un vert tendre recouvrent peu à peu la pergola. Le bleu du ciel va bientôt disparaitre à notre regard. On va pouvoir se consacrer à la trouée indigo de l'horizon où nous guetterons, par temps de mistral, la silhouette familière de la Bonne Mère... 

L'herboristerie du Père Blaize

Sitôt la porte passée nos sens s'éveillent...la vue est submergée par ce décor intemporel, l'odorat est enivré par les fragrances subtiles seule notre ouïe n'est pas encore sollicitée. Le bruissement des conversations échangées entre chalands fidèles et aimables préparatrices attendra l'ouverture du lourd rideau métallique. Depuis 1815 le temps s'est arrêté et la vie continue.

L'église St Nazaire à Sanary sur mer

Légèrement en retrait face au port où les touristes déambulent et les amateurs de farniente paressent elle fut construite au XIXème siècle sur l’emplacement d’un prieuré dépendant de l’abbaye de St Victor de Marseille et dédié à St Nazaire.

Au tout début du XVIème siècle un seigneur d’Ollioules créa un hameau du nom provençal de Sant Nazari qui se transforma au fil du temps en Sant Nari pour être finalement francisé en Sanary en 1890.

La réfection de l’intérieur de l’église nécessita six années de labeur pour réaliser une fresque de 600 m² due au talent de Jean-Baptiste Garrigou de l’atelier St Jean Damascène dans la Drôme.